chez les personnes porteuses d’une mutation associée au syndrome HNPCC Lynch
En cas de cancer colique ou rectal, une intervention chirurgicale permet de retirer la partie atteinte selon des techniques comparables à celles employées en l’absence de syndrome HNPCC, qui prennent en compte la taille et la localisation du cancer. Il s’agit d’une colectomie segmentaire, qui respecte le plus souvent la continuité du tube digestif jusqu’à l’anus (sauf s'il est localisé très près de l’anus). L’intervention chirurgicale peut parfois entraîner des conséquences fonctionnelles mais la plupart du temps, il n’est pas nécessaire de modifier ses habitudes alimentaires pour conserver un transit normal. Des traitements complémentaires peuvent être indiqués.
Parfois, dans le syndrome HNPCC, une colectomie totale, qui retire non seulement la partie atteinte, mais également le reste du colon, peut être proposée. Ce choix doit être "éclairé", c’est-à-dire que le patient l’émet après un échange d’informations avec l’équipe soignante.
En l’absence de cancer, il n’est pas recommandé de retirer préventivement le côlon.
En cas de cancer de l’endomètre, le traitement est identique à celui proposé en l’absence de syndrome HNPCC.
L’ablation préventive de l’utérus et des ovaires supprime tout risque de cancer gynécologique. Elle peut être étudiée à partir de l’âge de 45 ans, chez les femmes qui ne désirent plus de grossesse.
Pour en savoir plus >> Explorations gynécologiques dans le Syndrome HNPCC article duProfesseur Fabrice Lécuru, HEGP
|