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| L'analyse génétique - Le Syndrome HNPCC Lynch |
Maintenant que les gènes associés au syndrome HNPCC sont pour la plupart identifiés, il est possible de savoir si une personne porte une mutation sur l’un d’entre eux. L’analyse des gènes est réalisée à partir de l’ADN extrait habituellement des globules blancs du sang.
Cette analyse est proposée aux personnes des familles dans lesquelles il existe un syndrome HNPCC, soit parce qu’une mutation a déjà été identifiée chez une personne atteinte de la famille, soit parce que l’histoire familiale des cancers est très évocatrice d’un syndrome HNPCC. Cette analyse fournira une information sur le risque de cancer en rapport avec le syndrome HNPCC uniquement.
La première étape d'une analyse génétique est de trouver la mutation chez une personne atteinte d'un cancer colorectal ou de l’endomètre. Nos connaissances actuelles et la sensibilité des techniques d’analyse nous permettent d’identifier une mutation dans au maximum 70% des cas.
Lorsqu’une mutation associée au syndrome HNPCC a été identifiée dans une famille, il est proposé aux personnes à risque de cette famille de savoir si elles ont hérité de la mutation familiale. On parle de "test présymptomatique" ou "test prédictif". Si la mutation est présente chez un homme, il a un risque spontané (c’est-à-dire en l’absence de surveillance adaptée) de développer un cancer colorectal avant l’âge de 70 ans de 70 à 80%. Si la mutation est présente chez une femme, elle a un risque spontané de 30 à 40% de développer un cancer colorectal, et de 30 à 40% de développer un cancer de l’endomètre avant 70 ans. Ces personnes ont également un risque de développer d’autres cancers en relation avec le syndrome HNPCC, mais avec une fréquence très inférieure. Il est donc essentiel de savoir que ce n’est pas parce qu’on porte une mutation associée au syndrome HNPCC qu’on développera avec certitude un cancer au cours de sa vie.
Une personne qui n’a pas hérité de la mutation familiale ne peut pas la transmettre à ses enfants. Cette personne sans mutation a un risque de développer un cancer colorectal ou de l’endomètre identique à celui de la population générale.
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